vendredi 16 novembre 2007
Sensei ga imashita 3 !
Catégorie :
Perles semaine 3 :
« Tout dépend de si tu es un chef de la cuisine
vietnamienne revisitée, ou pas. »
« Le « nu », rien à dire à propos de celui-ci, sauf que vous aurez beaucoup de mal à l’apprendre. »
« Au besoin, vous pouvez demander de l’aide aux bibliothécaires
pour des choses plus ou moins… comme ils sont anarchistes, ils vous aideront
volontiers. »
« Ah oui, c’est chiant, comme vous dites. »
« Oui, c’est bien ça. Il suffit de regarder les zigous
zigous sur le côté. »
« Même si on vous demande de ne pas l’apprendre, il
faut savoir le lire. Oui je sais, c’est pas logique, mais c’est comme ça.
»
« Bref. Parce que nous sommes là pour apprendre, quand
même. »
Semaine 4 :
« Et c’est là que le bas commence à blesser. »
« La correctitude, si je peux me
permettre. »
« Non, cette phrase ne veut pas dire que moi aussi je
suis un sushi. ^^’ »
« Non, c’est pas des mangas avec des dessins de filles
au soutien-gorge bizarre, que je vous demande. »
« Moi je vous conseille de tous faire des pompes pour
l’examen à venir. Pas pour pendant. Pendant, c’est très vilain. Mais avant,
c’est excellent. »
« J’ai besoin d’un exemple. Tenez, quelqu’un qu’est
mort ! Hop ! Là bas ! … ^^’ pardon pour l’enthousiasme. »
« Ah… alors…です ,
c’est une sorte de pot pourri très confus. ^^’ »
Semaine 5 :
« Aujourd’hui, nous allons apprendre une phrase très
utile, surtout aux touristes américains qui dès arrivés au Japon, iront manger
dans un Mac Donald. Comment commander un big mac ? Donnez moi des
patates ! »
« Mais non… XD Ce sont juste des patates moyennes, vos
patates ! Elles ne sont pas grandes, ni accompagnées d’hamburger. »
« Faisons un peu de musculation, voulez-vous ?
Gardez le bras levé pendant que je vous compte. »
« Votre manuel… prenez en soin, caressez-le… C’est
vraiment quelque chose d’important ! »
« Ca doit être un homme. Ou une femme. Je sais
pas. »
« Ils sont très ludiques, les dessins de votre manuel.
Vous avez un bonhomme qui vous montre un cube, et qui essaie de vous faire
croire que c’est un tube de colle. « Ceci est une colle. » qu’il dit.
Un autre personnage s’exclame : « Non vraiment ! C’est une
colle ! ». Le premier répond. « Oui, c’est exact. C’est une
colle. », le second enchaîne : « Mais, est-ce vraiment une
colle ? ». Le premier confirme. Le second commence à
comprendre et vous montre un autre cube. « Et ceci, c’est aussi une
colle ? »…. Et voilà, en quelques phrases, ils auront réussi à
vous faire croire que ce cube était une colle. C’est bien fait. »
« A l’aise, bon siège. »
« Faîtes moi rêver ! Lisez moi ce
texte ! »
« Allez ! Qui va me dire n’importe
quoi ? »
« Cet homme, c’était un grand homme. Il est mort écrasé
par un camion de laitier juste devant
la Sorbonne.
»
« Il s’agit cette fois de lire un livre… Donc, quelque
chose d’un peu gros. »
« Lui, il a des idées, et moi, je les exécute. C’est
normal, avant, il était mon professeur. »
« Quand Berque cite Berque, on ne sait plus où on en est. »
« Parce qu’en fait, je viens des Alpes… Et oui, je sais, on dit crétin des Alpes, soit. Donc… »
« Vous pourrez lire des livres dépassés, des livres pas dépassés, des livres intelligents, des livres… techniques. »
« Comme vous pouvez le voir, ce poisson est un peu torturé. »
« Vous l’avez vu, ce cadre qui a la forme d’un sudoku ? »
« Ben vous voyez, tous les restaurants vietnamiens en ont, des portiques japonais. »
« Il est où, l’amour de la nature, hein ? »
« Quand on dit que quelque chose est judéo chrétien, ça veut dire que c’est mauvais, en général. »
Semaine 6 :
« Faîtes attention avec l’ironie du mot « sona ». Plus on monte haut, plus la chute est rapide. »
« Enfin… Quand je dis « concept de personnes », l’être quoi. On peut donner aussi bien un coup de pied à un ami qu’à un clébard. »
« En japonais, on préfère les tournures détournées. »
« Pour la traduction, éviter d’utiliser coffee shop. XD On peut boire un café dans un café. »
« Vous n’avez pas fini d’en entendre parler ! *devil* »
« Très souvent, vous mangez une souris. Un objet, je veux dire, un cod. »
« Ah oui, au Japon, il y a des tas de soupes. Nous, on
est très doués pour les nouilles. »
« J’ai l’air gentil, mais en fait, je ne le suis pas. »
« Enfin… Les arbres qui sont là depuis une éternité… depuis qu’ils sont arbres quoi. »
« Bien au contraire, les femmes japonaises sont redoutables. Ne vous fiez pas. »
« Si vous voulez le lire, c’est un très bon manga. Qui a reçu le prix catholique du manga, d’ailleurs. »
« Tous unis ! comme à l’armée, mais en mieux. »
« Si vous êtes intéressés, il existe un bon roman sur les brebis. »
jeudi 18 octobre 2007
Tsuyu no yo wa.
Catégorie :
Bon. Alors, cela fait plus d'une semaine et demi que je n'ai plus eu internet. Si quelques uns m'ont vu passer de temps à autres, c'est grâce à la chance de pouvoir squatter les ordis des autres. ^^'
Je commence à retrouver un peu de vie sur celui ci, alors je vais en profiter pour mettre à jour Parismade, sachant que cet article date donc de quasiment deux semaines :
"
Ouéééé disais-je donc, avant que l’on me niaise vilainement.
Je venais de m’écrier de la sorte en remarquant que mon pc
fonctionnait en squattant le réseau d’électricité de la fac quand il s’est
soudainement éteint. Ils sont partout. Ils m’ont repéré. Arg.
Mais, voilà, le courant est revenu. Ce fut juste un moment
louche.
Bref, j’ai plein de choses à raconter, et avoir l’occasion
d’en parler entre deux heures de cours, ça fait plaisir. Vive ce petit
portable.
Commençons par organiser tout cela.
La Bubu :
Un peu comme bulle. Bibliothèque Universitaire, pour faire
moins gamin. C’est bien différent de la petite biblio japonaise. C’est bien
différent de tout ce que je pouvais imaginer.
En fait, je m’étonnais de ne jamais trouver de salles d’études, avec bêtement des tables pour ne pas travailler assise dans le couloir… Mais je n’avais pas encore rencontré la bubu.
Elle est située au sixième étage. Soit, facilement entre cent et cent cinquante marches à gravir pour y accéder. Et puis, quand on y est, on pousse un long soupir de soulagement avant l’épreuve à venir.
Car oui, la bubu est comparable à une ascension de la face nord de l’Everest pendant une tempête de neige. C'est-à-dire que l’on s’y perd facilement. Il y a de nombreuses salles avec pleiiin d’ordinateurs récents, équipés gratuitement de wifi, reliée à une imprimante, et tout et tout. Auxquels je n’ai pas accès, puisque ne faisant pas partie du gratin dauphinois, moi, pauvre étudiante réfugiée de l’inalco. Il y a de monstrueusement impressionnantes bibliothèques sur des sujets qui m’intéressent plus ou moins. Genre, je m’en tape du droit et de l’économie. Mais il y a un rayon informatique vraiment palpitant, ainsi qu’un très chouette rayon sociologie qui peut se résumer par « comment manipuler ses semblables » ( doublé d’un rayon « Big brother vous regarde, le scandale français, comment les politiciens nous baisent, comment les médias nous biaisent, et autres. » ) et un tout petit rayon histoire peu fourni, mais c’est déjà ça. Rien de littéraire, malheureusement. Mais je suis pas dans une fac littéraire.
Et à côté de ces immenses rayons ( qui auraient de quoi narguer les rayons d’une bibliothèque municipale, en moins variés ) il y a : les tables de travail. Un truc terrible. On doit bien pouvoir y caser plusieurs centaines d’élèves. Et elles sont toutes munies de prises électriques, pour les adeptes des devoirs sur ordinateur.
Cependant, elles sont viles. Parce que je me suis pointée
comme une fleur, et pas moyen de brancher quoi que ce soit. Parce que certaines
sont ouvertes, d’autres non. C’est une dauphine qui me l’a expliqué, il y a
peu. Ca en devient donc beaucoup plus merdique, de trouver un truc avec prise
ouverte. Et puis on est un peu ridicule à essayer toutes les prises d’une
salle, mais bon, le ridicule ne tue pas. ^^’
Sinon, en dehors de tous ces trucs biens, il y a aussi un
escalier dans la bubu. Qui mène à une salle à l’étage, qui a tout l’air moins
bien que celle-ci, mais bon. Les escaliers, c’est top. Oui, je suis toujours
calfeutrée dans mon escalier de secours moi, j’y passe mes repas, à bouquiner.
( le repas étant englouti rapidement. )
Le cours d’oral :
Qui commence à devenir un peu l’équivalent de « il
court, il court, le furet. »
( c’est poétique. Je m’émeus moi-même. )
Ce cours, comme tout mes cours, est trop bien. Mais là… XD
Je suis une quiche à l’oral, en toute circonstance, certes. Mais j’ai
l’impression qu’en deux semaines et demi, soit l’équivalent de sept heures et
des poussières de cours, nous avons vu la moitié du semestre. Appris à dire les
chiffres de 1 à l’infini. Appris plein de vocabulaire sur les métiers, le
contenu des salles de classe, les vêtements, le corps humain, les pays
étrangers. On a vraiment assimilé beaucoup de chose, et preuve que ça marche
bien : même si je râle parce que on enchaîne rapidement d’un sujet à
l’autre, je retiens vite ce qu’il y a à retenir. ( sachant que c’est un cours
oral. Donc, des notes, on en prend très peu, juste le nécessaire. Il y a
beaucoup de diction, et de répétition. ) C’est un peu rapide pour moi, j’avoue.
Mais d’un côté, dans peu de temps, beaucoup de cours seront plus rapides. Mais
je vais en chier. ^^’ Je compatis pour les VGD. ( vrais grands débutants. )
Sinon, nouvelle nouveauté, l’examen comporte une toute petite
partie « récitations de haiku ». Je vais donc pouvoir vous faire
partager chaque semaine l’un de ces petits poèmes en dix sept syllabes, qui
sont monstrueusement intéressants. ( sisi, je m’éclate bien, moi. )
Celui de cette semaine ci, je vous le fais en rôma-ji :
tsuyu no yo
ha
tsuyu no yo
nagara
sarinagara.
C’est beau. Et ça veut dire ( je vous épargne la version
littérale, qui tourne autour de « la saison des pluies/rosée particule de
détermination monde/beauté truc machin. )
Et ça veut dire, donc, je disais : « Les choses
éphémères sont les choses éphémères. Et pourtant ! »
Je pense que l’on peut extrapoler par « le monde de la
rosée » aussi, à la place des choses éphémères, mais bref, c’est l’idée
qui s’en dégage. ( En fait, la prof nous en avait donné plusieurs traductions,
et on a tous tenté de choisir la moins confuse et la plus parlante. ^^ )
Et le monsieur qui a écrit ce haiku venait de perdre son
enfant.
( D’où le côté vraiment briseuse d’émotions quand je sors
cette phrase ci au petit déjeuner, après avoir fini mon pain au chocolat. Mais
même si je charrie un peu, je l’aime cette phrase. ^^ )
Les trajets :
Là, j’en aurais beaucoup à dire, à ce sujet, mais je vais
tenter de me limiter à l’essentiel. C’est plutôt fun de voir à quel point ils
nous font rager, ces saletés. Je tente de positiver.
La SNCF
, tout d’abord, une arnaque de grande envergure.
Avec la construction du tgv, le temps de trajet a diminué par deux. Par conséquent, les prix des forfaits étudiants ont quintuplés. ( oui, il doit y avoir une logique, quelque part, même si je ne l’ai pas trouvée. ) Avant, l’on payait dans les 150 euros, maintenant, c’est aux alentours des 500 par mois, au mieux. Et encore, parce que dans les 500 par mois, il faut prendre en compte les tarifs heures de pointes, le frais de réservation qui est de 3 euros, et le fait que mes cours m’empêchent de ne prendre que des tgv, donc je paie en plus les ter. Bref.
Moi, je ne m’en soucie pas de trop, les parents gèrent ça à ma place, bénévolement, et c’est fort gentil de leur part. Par contre, eux, ils enragent. ^^’
Le côté non pratique que je remarque, moi, c’est lors des
contrôles de billets. On ne me demande jamais la même chose. D’ailleurs,
parfois, j’explique aux contrôleurs ce qu’ils sont sensés contrôler. J’ai en
fait un papier à composter en plus de mon billet, plus un certificat
d’abonnement agrafé à un certificat de scolarité, plus un justificatif de
paiement ( que je composte aussi de temps en temps. ) Et parfois, on me demande
même un papier dont je n’arrive même pas à comprendre ce que c’est. Parfois on
me demande le tout, parfois on ne me demande rien, parfois on vérifie plusieurs
fois ce qu’on est sensé vérifier, dès fois que je frauderais. Enfin, vraiment…
c’est comique. ^^’
Dans le train, je suis peinarde. Ca doit être le bonheur des
tgv, en dehors des gens qui téléphonent dans le wagon ( statistiquement entre
deux et trois à chaque trajet ) et des gamins qui pleurent et qui puent ( plus
rare ), ça va, c’est le calme complet. Je suis passée maître dans l’art du
« excusez moi, je suis ici » et du « il n’y a pas de
problèmes. » que je répète des dizaines de fois par jours. ( ça fait un
peu sutra sacré, à force. XD )
Il existe dans le train ce que l’on nomme le carré. Qui est très fun, c’est une espèce de mini compartiment, où l’on est à quatre autour d’une table en vis-à-vis. Et il y a quatre tables de ce genre dans le compartiment. Les gens, ils se jetent des regards bizarres, n’osent pas se parler, ne savent jamais où mettre leurs jambes, ou engagent franchement la conversation. C’est là aussi où l’on a le droit au très fréquent« Ah Jean Claude ! ( donnée variable ) Mais que fais-tu là ? Quel hasard ! Ciel ! Quelle coïncidence ! Je n’en crois pas mes yeux ! » *
Hormis ça, on s’ennuie un peu dans le carré, parce qu’on
n’ose pas regarder la personne en face, que la personne en face est dans le
même cas. Alors la meilleure solution, c’est de bosser dans le train ^^ ça
règle le problème. On regarde la table. Et on potasse.
Concernant le métro, ça y est, je suis adepte du regard
blasé parisien. Les crises de claustrophobie vont beaucoup mieux, reste le côté
agoraphobie à gérer, mais c’est pas bien plus compliqué à affronter que les
heures de cours. J’ai appris plusieurs choses utiles, un peu sur le tas. Genre,
quand on monte un escalator, on se met du côté droit si l’on veut attendre, et
du côté gauche si l’on veut monter en courant pour ne pas rater sa rame. Ce
sont des choses qui ne sont pas innés pour un paysan de la campagne. XD
Et puis, il faut observer tout le temps. Parce qu’on se
marche dessus, que l’on doit gérer son sac qui prend évidemment beaucoup de
place. ( la dernière fois, je l’avais fichu dans le nez d’un grand-mère, qui ne
s’était pas levée de son strapontin, malgré l’heure de pointe. ) Et puis, l’on
doit gérer le trajet, qui met quelque peu en transe. Et l’on doit écouter
partout autour, pour savoir la tendance, ce qui se passe, si quelqu’un veut
sortir, ou rentrer.
C’est un peu comme dans une boîte de maïs trop petite pour la quantité de grains. Si un grain bouge, tout le monde bouge. Des tempêtes se déclenchent sûrement à l’autre bout de la rame, selon la théorie du battement d’aile de papillon. On y croise beaucoup de monde, dans le métro. Et c’est bien agréable, en fait, de voir tellement de gens différents, que l’on ne reverra sans doute plus jamais. Il y a ceux qui mangent des épis de maïs. Les flics qui font des descentes de temps à autres. Les femmes qui se voilent. ( j’ai croisé une bourca la dernière fois, ça m’a fait un choc. ), et celles qui ne se voilent pas. Il y a les étudiants, et les salary man, les mères de famille, avec des gamins chiants. Puis d’autres avec des morveux adorables. On y retrouve de la diaspora de plein de régions du monde. Des gens qui parlent anglais, arabe, japonais/chinois/coréen, espagnol, russe, dialectes d’Afrique, puis ceux qui ne parlent pas et qui regardent. Et ceux qui s’endorment.
Non, vraiment, en fait, j’aime bien le métro, même si c’est
lugubre, et que ça sent mauvais. D’ailleurs, la dernière fois, j’ai eu une
grandiose surprise. Parfois, dans certaines stations de luxe ( celles qui
proposent le mur anti suicide, par exemple et tout un réseau labyrinthique
d’escalators ), on trouve une petite musique pour vous faire patienter. Je
m’étais dis que c’était encore une fois le cas, un jour, en me promenant dans
les couloirs. Puis dix mètres plus loin, je m’étais dit qu’ils avaient du
sortir la chaîne hifi, là. Puis résonnèrent de grands « Hej !
Hej ! Hej ! ». Ciel, des cosaques. Mais ça n’est pas possible.
On est dans le métro là. Ciel, mais ils sont combien ? XD
Et en fait, ils étaient sept. Chantant des airs russes dans
une langue slave. Deux violons, deux guitares, deux accordéons chromatiques, et
une contrebasse.
Et ils avaient un public. Ils ont du en ramasser de l’argent
ce jour là, c’était délicieux de qualité.
On a parfois de bonnes surprises comme ça.
Et puis, il y a un moment limite jouissif, dans Paris : c’est l’heure de sortie massive des étudiants de la fac. Faut penser qu’on est des milliers là dedans. Et quand on sort, genre cinq cent ou plus à la même heure, on traverse les quatre passages piétons à la suite, dans un flot continu. Et là, on se venge bien, de ces mécréantes voitures, qui habituellement nous menacent de nous écraser parce que c’est honteux de traverser à un moment où l’on a le droit de traverser. Ils peuvent facilement attendre dix bonnes minutes, qu’on soit tous passés. ^^ Et la revanche, là, n’a pas de prix. "
Fin du grand truc tapé il y a deux semaines, le neuf octobre, précisément. J'en posterais un bientôt pour parler de mes nouvelles conclusions hypothéticodéductives sur la vie parisienne. Depuis septembre dernier, c'est amusant, je n'ai plus peur des mêmes choses. J'ai du détruire un petit nombre de préjugés déjà. Il y en a encore à travailler. Et d'autres dont je ne m'aperçois même pas.
J'en parlerai bientôt.
dimanche 7 octobre 2007
Karera ga imashita 2 !
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En attendant un vrai article, prochainement prévu sur le
thème du bonheur des trajets, je case là les perles de la semaine.
^^ Et avant cela, je parle deux secondes de Genki sensei, un
prof linguiste, dynamique, et vrai chouette. Même si je sens qu’on ne va pas
chaumer avec lui. Il rejoint donc le panthéon de mes profs.
J’ajoute aussi en même temps Cherokee sensei. Japonaise d’origine,
spécialiste de la phonétique, elle a une très jolie écriture. ( en fait, c’est
probablement la prof qui écrit le mieux en jap du tas. ) Elle a la classe. Et
elle parle dans un micro qui fonctionne. Et elle prévoit de chouettes activités
en cours. Bref.
S’ensuit de Batman sensei. ( Ouais, on a des super héros parmi nous. \o/ ) En fait, il n’est pas spécialement justicier masqué, ni super fort, ni super grandiose, ni super tout. Il est juste bien. Et très timide, c’était lui qui avait le trac le jour de la première réunion. Et justement, je suis persuadée que cela cache quelque chose. Une double vie. Stressé le jour, super chercheur nyctalope la nuit. Vraiment, il ne paie pas de mine, mais quand il parle, ça en devient franc passionnant. ( Probablement un des cours qui m’aura le plus marqué cette semaine. )
Donc voilà. Batman sensei s’occupe de l’histoire de l’écriture
japonaise. Genki sensei de l’analyse et exercices, et Cherokee sensei des kana
et kanji.
Et maintenant, place aux perles :
« Hier, on a vu aujourd’hui, et demain, on verra après
demain. »
« Moi, je suis pas un yakuza. »
« On tripote pas, hein. »
Voilà voilà.
Le grand regret de la semaine : le cours de Fuji sensei
a été annulé. Pour non respect des consignes de sécurité. ( Oui, parce que grâce
à la merveilleuse coopération de Dauphine, nous avons une salle pour quarante
élèves, alors que nous approchons de la centaine, approximativement. Ca en fait
donc, quarante assis sur les chaises, trente assis par terre entre les chaises,
voir sous les tables, à côté du bureau et quasiment sous le tableau, et vingt
dans le couloir debout. ) Du coup, on croise les doigts pour que l’on nous trouve
une salle plus grande à un horaire qui reste praticable. ( et qui ne
chevaucherait pas un autre cours, surtout.
Le moment le plus fun de la semaine : Apprentissage de
comment donner une carte de visite à un japonais. ^___^ Génial ce cours d’oral
ci, on a tous bien rigolé, et c’était super intéressant. Le fait par exemple
que l’on doit donner sa carte en même temps, par politesse, par soucis d’égalité.
Que l’on doit présenter sa carte dans le sens de la lecture pour son
interlocuteur, et la tenir des deux mains, limite à bout de bras. ^^ Ca, c’est
pas ce qu’on peut apprendre dans des livres. Autre moment génialissime,
Cherokee sensei avait ramené pour la fin de son cours du matériel de
calligraphie, pour que quelques élèves essaient et puissent constater que les
traits au pinceau et au bic sont différents.
Toujours l’impression que les professeurs font de beaux
efforts pour rendre leurs cours géniaux. Et toujours autant enthousiasmée.
( Autre chose franc marquante, Batman sensei, pour quasiment chaque idée annoncée dans son cours, qui était déjà rempli de petites anecdotes et mini légendes amusantes, il trouvait un transparent à nous montrer, au rétroprojecteur. Vu que son cours était tout nouveau, il a du en passer du temps, pour le peaufiner comme ça. Respect. )
vendredi 28 septembre 2007
Karera ga imashita. ^^
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Oui, j’ai encore des choses à raconter, mais ça sera pas pour aujourd’hui. Là, j’ai juste envie de vous faire un petit article sur les perles de la semaine. ^^
« De toute façon, en japonais, vous pouvez dire un lit rond ou du riz long, comme les r se prononcent plus ou moins comme des l, ça reviendra au même. »
« J’ai le regret de vous dire que dans un ans, vous porterez tous des lunettes, la lecture des sinogrammes demandant un gros effort visuel. Je ne plaisante pas, vous verrez. »
« Ce n’est pas que nous sommes méchants mais… ^^’ »
« Comme on dit au Japon, nous allons vous faire des durillons aux oreilles. »
« Ce premier cours de méthodologie s’intitulera « La Fac, c’est la jungle. » »
« Après un petit calcul, j’ai la joie de vous informer que nous disposons de 80c par étudiant par an, pour pouvoir vous offrir une scolarité dans des conditions appropriées. Et que grâce à Dauphine, nous avons 50cm² par étudiant en moyenne. Vous comprenez les classes surchargées. »
« Ecoutez les redoublants. Mais avec un esprit critique hein, vu qu’ils sont redoublants. »
« Nous, quand on parle de soi, on montre notre nez. Alors, on dit « watashi » ( je/moi). Et tout le monde croit que watashi signifie « nez ». »
« Au Japon, on ne parle pas d’armée, on parle d’autodéfense. Important. »
« Au commencement du Japon moderne… Elle est étrange non, cette phrase ? »
« On parle de A Dan. Première ligne, première colonne. Parce que Adam, premier homme, avec Eve. Tout ça. »
« On dit qu’elle se terra au fond d’une grotte, notre déesse de la lumière. Vous savez ce qu’ils ont fait pour la faire sortir nos hommes ? … Un strip tease, bien évidemment. »
« Prononciation simple. Trop simple. Trop, c’est trop. Trop simple. »
« Et là, je vous imite Nicolas Sarkosy. »
« Je dis pourquoi ? Parce que. »
« Le japonais n’étant pas une langue alphabétique, vous allez comprendre pourquoi les français n’arrivent pas à exporter « des chiffres et des lettres » au Japon. »
« Le son ん, il s’écrit un peu comme une chauve souris. »
« La Corée est l’appendice de l’Asie. Le petit truc qui pend là. »
« Le Japon doit BEAUCOUP à la Corée. Les mongols ont mis trente ans à l’envahir, la Corée. Du coup, quand ils sont arrivés au Japon, les mongols étaient fatigués, et les japonais les ont facilement repoussés. »
« La seule occupation fut celle des américains là, ceux qui chassaient le bison, avec les indiens, les plumes et… bref. ^^’ »
« 母 ? Quoi, ça veut dire « maman » ? … Mais ça ne ressemble pas à une maman ? Moi je dis, où sont les fesses ? … Et en fait, si, ça y ressemble. C’est une paire de seins, parce que la mère, celle qui donne la tétée. »
« J’utilise bic, pas les pinceaux. Je suis un homme moderne. »
« Les hiragana, cursives… La rondeur… je dirais féminine… de type Marylin… »
« Le Japon par rapport à la Corée, c’était un peu pareil. Les japonais considérait la Corée comme japonaise. Un peu comme De Gaulle. « Je vous aiiii compris ! L’Aaaalgérie est française ! » Voilà, c’était ça aussi, au Japon. »
( Et 70% de ces perles ci furent prononcées lors d’un cours génial, animé par quelqu’un que je surnommerais Fuji sensei. Un monsieur japonais avec un sacré regard critique sur son propre pays. Et c’est le premier cours où nous étions tous explosés de rire du début à la fin. Je suis vraiment fan, vive ce chouette monsieur, et vivement son prochain cours. )
mercredi 26 septembre 2007
pfiou.
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Troisième jour.
( Pour le détail des cours, ben oui, je ne pourrais pas
le faire tout le temps. ^^’ Mais par contre, je vais faire une version
informatisée des principaux cours où l’on gratte beaucoup. J’ai déjà quelques
pages word enregistrées. Lu, si tu les veux, ou n’importe qui d’ailleurs, je
peux vous les envoyer via mail. )
Journée pourrie.
Mais vraiment quoi. Y a que mes cours qui sont trop biens.
XD
Ce matin, j’ai failli manquer mon train, parce qu’arrivée en
retard. En descendant de la voiture, en plus, j’ai lâché mes billets sur la
trois voies, en plein moment où le feu repassait au vert. XD J’ai fuis un bus,
du coup, après avoir maladroitement ramassé mon abonnement.
Je me précipite pour composter, et composte le billet du
retour, pas de l’aller. Bon, soit. Je m’installe dans l’entre deux wagon, et
attends que le contrôleur passe pour lui expliquer le toutim. Après cinq bonnes
minutes, c’est arrangé, et il repart. Dix minutes plus tard, un autre contrôleur
vient me contrôler. XD Je repasse encore cinq bonnes minutes à négocier et ça s’arrange.
Arrivée à Paris. Chuis enrhumée, mais vilainement. Et une
des politesses nippones veut que l’on renifle, plutôt que de se moucher.
Certes, l’on est en France, mais bon… J’ai passé ma journée à me moucher le
plus discrètement possible, ce qui était délicat vu l’état de mes naseaux. XD
Cours de kanas, d’hiraganas plus précisément. Je savais bien qu’ayant déjà des bases, ça serait surtout des révisions pour ma pomme, mais j’en avais franc besoin. Par contre, je ne m’attendais pas que les profs ne communiquent pas entre eux l’avancement de l’apprentissage des kanas. Ce qui fait qu’en trois cours d’une heure trente, j’ai vu trois fois la même leçon. XD Dont deux animées par la même professeur.
C’est pas que c’est lassant, parce qu’il y a toujours des
nouvelles anecdotes, mais j’ai plutôt vraiment beaucoup envie de rentrer à la
maison.
Surtout qu’en dehors des trois cours, qui sont vraiment chouettes ( parce que mes cours sont trop biens. ), j’attends quasiment une heure trente entre chaque, assise dans le couloir. ( toujours pour veiller à pouvoir me trouver une bonne place ). Pas qu’il y ait besoin d’attendre si longtemps, mais j’ai de toute façon un gruyère de programme.
Aujourd’hui furent mes premiers cours où je vis des gens
rester debout, parce qu’ils n’avaient pas d’endroit pour s’asseoir. ( Il y a
souvent trois types de confort : ceux qui ont des tables et des chaises,
ceux qui ont juste des chaises, ceux qui n’ont rien et qui sont parfois debout,
parfois dans le couloir car il n’y a plus de place du tout dans la salle. )
Morkem me garde, toujours réussi à m’asseoir pour l’instant. Pas forcément avec
une table, mais voilà. Des fesses posées, c’est bien.
Puis en dehors des heures d’attente pour aller en cours, il y a aussi les heures d’attentes à la gare avant le train et après le métro ( ou le contraire. ) Et on y voit des tas de choses à la gare, ça en ferait même flipper. La mendicité parigote me traumatise toujours autant. ^^’ Dans le genre des dignes pratiquant de la manche comme le jeune d’il y a deux trois posts, j’ai rencontré un mendiant qui présentait un texte similaire, mais uniquement en vers.
J’ai vu aussi un mec qui avait des pieds momifiés. Pas
compris. Je me suis demandée s’il avait été amputé, mais visiblement non. Du
coup, je suppose qu’il a quand même de gros problèmes de santé pour enrouler
comme ça ses pieds dans un bandage très très serré ( qui donnait vraiment l’impression
qu’il avançait sur des moignons. ) Il boitait beaucoup et ses bandages
chuintaient une empreinte de pas jaunâtre.
Vraiment, ça turlupine.
Et puis j’ai vu un fou, ou un suicidaire. Je ne sais pas, j’ai
pas trop suivi la conversation. Au début, j’ai cru qu’il parlait une langue
étrangère, puis j’ai compris que c’était du français vindicatif en fait. Il
avait posé devant lui une valise, et engueulait tous ceux qui passaient près de
lui. Puis il reprenait sa valise, ressortait, revenait et recommençait. Je me
suis demandée ce qu’il voulait que les gens en fassent de sa valise. C’était
bizarre. Puis à un moment, là où j’ai tilté que c’était du français, il s’adressait
à tous les gens dans le hall de gare. C’était du style :
« BAAAANDE D’ENCULES, DE CONNARDS ! VOUS VOYEZ PAS
QUE VOUS PUEZ DANS VOTRE EXISTENCE ? OUI VOUS PUUUUEZ ! ICI CA PUE !
CA GROUINE ! […] JE VOUS PREVIENS, JE VAIS REVENIR ET VOUS ALLEZ LE
REGREEEETTER ! JE VOUS AURAIS PREVENU ! »
Puis il a repris sa valise, et il est repartit. J’ai guetté
un éventuel come back mais rien de neuf avant l’arrivée de mon train. Je ne
comprends pas vraiment tout. Juste l’impression qu’à Paris, les gens sont fous.
^^’’
Heureusement, je croise aussi beaucoup de gens normaux qui
se fondent dans la masse de cons et de moins cons de notre beau pays.
Dans mes pérégrinations, j’ai croisé de nouvelles librairies. J’en ai même croisé une à l’intérieur de la fac. Sur le cul, que j’étais. Avec des tas de livres dedans, mais surtout des livres de droit. ( forcément hein. On va pas nous vendre des livres sur le japon.
Au niveau des nouveaux professeurs, je peux rajouter à ma
liste, après Sachiko sensei :
- Gilderoy sensei : Un super prof qui me fait
vraiment penser à Gilderoy Lockhart. ^^ Mais en bien mieux. Pas qu’il soit
super vantard et tout et tout hein, juste, il raconte des tas d’aventures, d’anecdotes,
et ses cours s’écoutent comme du petit lait. ( oui, j’écoute des tas de choses
moi. ) Grammaiiiire ! Grammaiiiiire !
- Tanuki sensei : Un dur. ^^ Ou plutôt, il s’est
décrit comme tel. Moi, je le trouve plutôt sympathique, le genre de monsieur
avec qui j’aimerais bavarder un jour, parce qu’il a de tas de choses à
raconter. Si j’ai bien suivi, c’est un ethnologue-sociologue, spécialisé dans
les religions et dans le sentiment amoureux au Japon. Et c’est le prof qui s’occupe
de l’informatique, le prof qui veut de nous des devoirs numériques, sans trop
de fautes d’orthographe. Prof d’histoire contemporaine, pour tous les élèves de
L1, prof de Méthodologie aussi. Il a pour mission de casser nos préjugés. ^^
Je présenterais les autres au fur et à mesure que je
trouverais des surnoms leur correspondant. Je ne veux pas forcer l’imagination.
A propos des autres choses notables, la fac comporte des
taaaas d’endroits funs. Genre, les escaliers. J’aiiime les escaliers. Déjà
parce que la plupart d’entre eux sont peu fréquentés. ( faut dire, on a
beaucoup d’ascenseurs dans le bâtiment. ) Ensuite parce qu’on peut s’y asseoir.
Et pour finir, de là bas, on a une belle vue. Et le saumon sur le sushi, ils
mènent partout.
Je pense surtout aux escaliers de secours, parce que j’y
suis, dès que je peux, vautrée. Je pourrais compter, en dehors de l’escalier qui
mène du rez de chaussée au second, de celui qui fait tous les étages un par un,
au moins cinq autres escaliers, de type « de secours » à des endroits
stratégiques, qui font aussi tous les étages. Un escalier extérieur pour
accéder de balcons en balcons. ( oui, il y a une espèce de balcon-terrasse,
tout en bois, et avec des sièges. Dans les courants d’airs, mais c’est
chouette. ) Un escalier dans une espèce de tour en verre, que je ne sais même
pas comment l’approcher, vu qu’il est à l’opposé de mon aile de bâtiment. XD Il
fait pas mal penser à un Chambord moderne. J’ai repéré quelques escaliers
cachés, qui doivent être à l’usage de certains étudiants seulement, ou bien des
profs peut être. Les portes sont toujours fermées jusqu’à présent, alors j’ose
pas trop m’y aventurer. Un escalier en bois aussi. Nommé « grand escalier »,
alors qu’il est tout petit. XD Disons qu’il est très large, et il descend sur
quelques mètres, alors il ne fait pas trop escalier. Il mène à l’amphi 1, dans
une espèce de tombeau. XD ( je ne sais pas comment décrire ça. Un trou en plein
milieu de la cours. Sachant qu’il n’y a aucun sous sol à la fac. Et que la
cours est entièrement faîte de plancher. )
Je pense qu’il y en a encore beaucoup à voir, d’escaliers. Je crois que je vais me faire un plaisir de tous les emprunter au moins une fois. ^^
Concernant les amphis et salles, on a des phénomènes aussi.
( du moins, je suis campagnarde moi, je m’étonne facilement. ) Un amphi gééant.
Plus grand que le grand théâtre de ma ville, avec une scène quasiment
praticable pour des spectacles de danse. D’ailleurs, on va y avoir droit, à un
spectacle de danse et de théâtre, un jour qu’il a dit, tanuki sensei. Je
suppose qu’il peut accueillir vers les 800 personnes. Ca me semble… énorme.
Quand on est en haut, on ne distingue quasi pas le prof qui parle. ( dans un
micro. )
Je crois que c’est tout pour l’instant, pour donner des
nouvelles.
J’ai un peu du mal à accuser du rythme ^^’, les temps d’attente
me faisant bien déprimer, mais les cours sont francs biens. Du coup, je m’accroche.
lundi 24 septembre 2007
Start.
Catégorie :
Parce que faut bien que je
raconte ma première journée, un peu.
En fait, pour une première journée, ce fut pas exceptionnel.
Peut être parce que j’ai attendu pendant plus de cinq heures pour pouvoir
assister à mon heure et demie de cours. ^^ Ca ira mieux quand j’aurais des trucs
à réviser dans les couloirs.
En fait, je pensais aller emprunter un bouquin à la bibliothèque, mais j’ai pas pensé à prendre une photo d’identité je sais pas quoi, pour avoir le droit au prêt. Et puis, j’y suis quand même restée un moment à découvrir les étagères, et je n’ai pas beaucoup aperçu de livres modernes. Beaucoup de documentation surtout, mais pas tellement de littérature pure et dure. Ou alors, des livres en japonais quoi. Ce qui est logique.
La biblio de l’inalco, elle fait minuscule. Mais elle regroupe
des tas de livres intéressants, sur plein de régions du monde, c’est fun. ^^
Toujours à la découverte de la fac, j’ai rencontré une
papeterie. ( Autant poireauter en découvrant le nouveau terrain de jeu. ) Un
truc où des blocs papiers étaient vendus plus de 5 euros. S’ils pratiquent le même
régime de prix à la cafét’, ils doivent en gagner de l’argent.
Je sais maintenant trouver une pharmacie aussi, et une
petite librairie, en plus de la papeterie. J’ai repéré un casino, et quelques
divers lieux où s’acheter à manger pour pas trop cher. Je commence à m’y
habituer, à cette ville.
A propos de l’attente dans les couloirs, en dehors de m’être
profondément ennuyée dans mon coin, ce fut quand même pittoresque. On entend des bouts
de conversations de part et d’autres. J’ai une phrase qui m’a bien tilté à un
moment : « Dis, tu as pris beaucoup de notes, toi, dans le cours où l’on
était toutes assises par terre ? ».
Oui, parce que locaux trop petits. Du coup, c’est au petit
bonheur la chance, pour être bien placé. Généralement, les gens sont prévoyants
et arrivent looongtemps avant le début du cours. Genre, une heure avant, nous
étions une vingtaine. ^^’ C’était assez flippant.
Aujourd’hui, je n’avais qu’un cours : Oral. Pour
commencer en beauté. Et une prof nous a ouvert la salle une demi-heure en
avance, pour que l’on puisse commencer à s’installer. En cinq minutes, les deux
premiers rangs étaient occupés. On devait être une cinquantaine environ, en
tout. ( Pratique, pour un cours d’oral. )
Le cours en lui-même, il fut super chouette, animé par une prof que je surnommerais Sachiko sensei, pour préserver faussement son anonymat. ( puis parce que c’est plus drôle. Puis aussi parce que cette prof émet une aura de bonne humeur à deux mètres à la ronde. Elle sourit beaucoup et est très dynamique. ^o^ Et elle a de jolis cheveux. )
Sachiko sensei a axé son heure et demie sur la prononciation
et la reconnaissance des sons. Elle nous a fait beaucoup répéter après elle
différents mots avec des sons pièges à ne pas confondre. Puis, traditionnelle
présentation entre les élèves, histoire de pouvoir se saluer en japonais. Et
puis, toujours pour nous entraîner, Sachiko sensei s’est mise à nous nommer
tout ce qu’elle voyait. ^o^ Elle nous fit l’inventaire de son sac à main du
coup, et en enleva même ses chaussures pour nous montrer ses chaussettes.
« Comment dis-t-on « visa » en japonais ?
Ah oui on dit « visa ». ^^’ Vrai. Euh. »
Un détail de la salle de cours qui était difficile de ne pas
remarquer, c’était l’androïde à boutons. Plus précisément, un téléviseur
lecteur de tas de trucs avec des tas de diodes partout et deux grosses
enceintes en forme d’oreilles de chaque côté. Je suis certaine qu’il est bel et
bien vivant. A un moment, lorsque la prof fut partie chercher du secours,
puisqu’elle n’arrivait pas à faire coopérer cet humanoïde, des élèves l’ont
tripatouillé dans tous les sens, et cinq lumières se sont allumées en même
temps. Puis éteintes. Puis rallumées. Puis ça a continué comme cela pendant un
petit moment. Je suis prête à parier que c’était son cœur qui battait.
Jvous tiens au courant, je retourne dans cette même salle
demain.
Debout à 5h30. P’tain.
lundi 17 septembre 2007
Première moitié
Catégorie :
Bon, maintenant que j’ai pu dormir un peu, place à l’histoire…
Des choses à raconter à propos de la deuxième salve d’inscription,
j’en ai. Je peux surtout résumer de manière très concise le bordel de ce matin
par « C’était de la folie. »
C’était prévisible, et je l’avais prévu. Ca tombait bien. Du
coup, si pour moi, ça a été vraiment comme sur des roulettes, ( grâce à un coup
de chance bien tombé, certes ), pour d’autres, ça a du être dur. ^^’
Tout d’abord, il faut savoir que nous sommes de nombreux élèves. 650 inscrits en première année, il paraît. Et ça monte jusqu’à mille étudiants en japonais, tous niveaux confondus. Que dans ces 650 là, tous ceux de A à L passent le 17 septembre, et ce de M à Z passent le 19. Ce qui fait un peu plus de la moitié de l’effectif le premier jour, étant donné que les M à Z ne pouvant venir le mercredi pour des problèmes particuliers passent avec les premiers A à L.
Les places dans chaque groupe étaient limitées à un certain
nombre, et 50% des places sont débloquées le lundi, 50% le mercredi, histoire
que tout le monde ait sa chance.
Il faut savoir aussi que l’emploi du temps est une galère
commune et que des gens peu prévenant le prépare le jour même au dernier
moment. Et que d’autres qui l’avaient préparé chez eux à l’avance sont obligés
de le refaire à la barbare sur place, parce que des groupes sont déjà complets
et n’acceptent plus d’étudiants. Là bas, les premiers arrivés sont les premiers
servis, en théorie. C'est-à-dire que même en y allant tôt, on se fait doubler.
Et c’est donc en connaissance de cause, après avoir lu les
différentes opinions des pauvres ex-étudiants du dulco ( qui n’existe plus
cette année, au détriment de beaucoup pour pouvoir passer au LMD, à la joie des
nouveaux qui tombent directement dans le nouveau système et qui n’ont pas d’équivalents
de matières à rattraper. ) qui ont déjà vécu cela que la mère ( qui m’accompagna
fort aimablement ) et moi-même sommes partis la veille. Courageusement.
Et le départ fut difficile, parce qu’en plus, on s’est
retrouvé pris en plein milieu d’une course cycliste régionale, alors que l’on
tentait de ne pas manquer notre train. XD
En fait, une fois sur Paris, on s’était réservé un tout
petit hôtel bien chouette dans le quinzième. ( digne ). Même que je fus complètement
fascinée par le nombre de restaurants et traiteurs asiatiques dans ce coin de
la capitale. ( on n’était pas dans un quartier connu pour son exotisme pourtant.
Mais ai croisé au moins quatre chinois-thaï, deux chinois tout court et un
japonais en deux rues. ) Si jamais il y a des intéressés, le chinois-thaï à côté
de l’Osaka Vouillé est absolument génial.
Bref. Après un bon repas, et un bon film de Klapisch observé sur le tout petit écran de la petite tv du tout petit hôtel, les deux miss tentèrent de profiter d’une courte nuit. C'est-à-dire que si j’ai pu roupiller une vingtaine de minutes dans la nuit, ce fut vraiment par épuisement. =__=. J’étais naze, nous étions nazes, et dormir à deux quand on a pas l’habitude, c’est la mort.
Du coup, j’ai les yeux qui pendent encore, exorbités. ( bon,
image figurée. )
Réveil vers 5h30 pour espérer être à la fac vers 7h, ce qui
fut le cas. La ville à très tôt du matin, elle est vraiment agréable. Les
boulangeries commencent à se réveiller, le métro est quasiment désert et on
croise tous les dix pas des couches-tard ou des matinaux qui font rêver quand
on se demande ce qu’ils fichent dehors aussi tôt.
Rencontré des clochards, aux pieds noirs et répugnants. (
vraiment. Je me suis demandée un instant si ses orteils n’étaient pas en
décomposition.:/ ) Rencontré des mendiants de toute sorte, aux discours très
vrais. Rencontré des couples, des solitaires, des salary men, des travailleurs.
D’ailleurs, à propos de la mendicité, le grand truc du
moment qui a l’air de bien marcher, c’est d’arrivée dans une rame de métro et
de lancer un monologue à voix haute du genre « bonjour mesdames et
messieurs, excusez moi de prendre quelques minutes de votre temps, je sais bien
que vous êtes pressés, et je ne vous demande qu’un petit instant pour m’écouter.
Je m’appelle Rémi, j’ai moins de 25 ans et je suis à la rue. Je vous assure que
faire la manche tous les jours pour pouvoir vivre ne me plaît absolument pas,
et que j’ai honte de m’abaisser comme cela devant vous en vous tenant ce
discours, mais je n’ai pas le choix si je veux essayer de vivre. Je ne souhaite
à personne de connaître cette réalité là, à laquelle beaucoup de gens refusent
de penser. Je ne sais pas si vous trouvez ça normal que des jeunes n’aient ni
les moyens d’étudier, ni de se nourrir décemment, ni de dormir sous un toit. Je
dors dans les squares, sur les bancs, ou bien par terre quand je n’ai pas
suffisament pour m’offrir le luxe d’une chambre d’hôtel. Je n’ai pas de travail
et n’arrive pas à en trouver, etc… Si vous pouvez m’aider d’un ticket
restaurant, d’un peu d’argent ou de n’importe quelle autre manière, je vous en
remercie d’avance grassement, merci de m’avoir écouter quelques instants, je
vous souhaite une bonne journée à vous qui allez travailler. »
Etc. Disons que ça prend aux trippes la première fois et on
ne sait plus où se mettre. Mais au bout du quatrième discours du genre avec
variantes en une demi heure, même s’ils sont toujours aussi vrais et jouent
toujours autant sur le pathos, on devient davantage blasé. Toujours en est-il
que ça rend triste. Et que je trouve ça plutôt digne encore, comme façon de
mendier. D’ailleurs, la majorité des gens présents dans le compartiment ont
donné quelque chose, à ce jeune.
C’est là que je me demande maintenant ce que je peux faire,
moi qui me sent concernée, mais qui n’ai pas de tickets restaurants, et qui ne
veut pas donner d’argent, parce que j’en ai besoin aussi, même sans être dans
une situation critique. Et après le quatrième discours, se teintant d’accents
plus ou moins exotiques selon les personnes concernées, je me demande aussi s’il
n’existe pas une école de la mendicité. C’est vraiment par imitation qu’ils
ressortent tous un discours similaire, parce qu’ils ont vu que ça marchait plutôt
bien ? Ou est-ce qu’il y a des tas de non dits qui existent, du genre,
chacun son bout de rame pour faire la manche et l’on ne marche pas sur la
terrasse du voisin. Est-ce qu’ils échangent entre eux les différentes
techniques pour émouvoir les gens, et faire en sorte qu’ils se sentent
concernés ? Est-ce qu’ils sont solidaires ? Ou est-ce que c’est
chacun pour soi ?
J’en sais rien du tout. Mais vraiment, je me demande.:/
Bref, ça restera une question en suspens pour le moment.
Une fois à Dauphine, nous nous retrouvons toute une bande de
plus ou moins jeunes devant la grille métallique qui ( ô chance ) se souleva
pile poil à l’heure où nous nous sommes pointés.
Si bien que la mini foule d’une vingtaine de personnes, au
moins, s’élança dans le couloir en direction des salles, vérifièrent quand même
que les emplois du temps n’avaient pas été modifiés pendant le week end, et se
posèrent en bloc devant la porte de la salle.
D’ailleurs, ce fut l’instant solidarité et causette du matin. Il y en avait qui étaient arrivés par le train à 3h du matin. Un autre qui avait dormi là cette nuit. Et les autres qui arrivaient par tranche horaire. Un msieur qui avait l’air chouette gratouillait de son yukulélé. Les deux jeunes de devant engagèrent la conversation avec la mère, et par extension avec moi, si bien que le temps passa plus vite et plus agréablement qu’escompté.
Quelques potins sur les profs étaient racontés de ci de là.
On causait du « pourquoi l’on aimait tant le japonais, au point de faire
nuit blanche et de poireauter si longtemps devant une porte. » et autres.
Non vraiment, même pour moi qui ne suis pas bavarde, bon moment. ^o^
Il y eut un truc certes moins chouette quand même, c’est que
les inscriptailleurs avaient séparés en deux salles les L1 des L2 et L3. Ce qui
était une excellente idée si nous n’avions tous par une inconscience fatiguée
commencé la file d’attente du mauvais sens. Et forcément, quand on commence à
se dire qu’en fait, c’est carrément pas pratique et que ça va encourager tous
les autres gens arrivés à faire la file dans le sens contraire, pouvant ainsi
gruger ceux attendant depuis perpète, ça n’était pas possible de demander à
tout le monde de se bouger. Il y aurait eu des morts. ^___^ Une miss redoublante toute gentille et
motivée tenta pendant les premières heures d’attente d’indiquer aux gens où
était le vrai début de la file, histoire qu’ils n’aient pas à faire deux files
d’attente au lieu d’une. Ca a plus ou bien moins marché à partir du moment où des
étudiants refusèrent de quitter la fausse file. Du coup, les gens arrivaient
des deux côtés. On n’est parti avant que ça commence à s’engueuler, mais c’était
déjà un peu limite. XD La mère avait déjà failli virer d’un coup d’épaule une
madame voulant gruger tout le monde sous prétexte que ce matin, elle bossait. (
que ça soit vrai ou non, on était tous dans le même pétrin. On ne pouvait que
compatir, mais pas la laisser passer devant la centaine de gens présents qui attendaient depuis quelques
heures. )
Heureusement, le petit groupe des lèves tôt fut solidaire,
et on était une dizaine à savoir qui laisser passer avant nous et qui essayait
de gruger. Si bien que l’on passa tous ( nous dix ) rapidement et dans la bonne
humeur.
En fait, ils n’étaient que deux, dans le bureau à nous
inscrire. Si bien que l’on ne passait qu’à deux étudiants. Que ça mettait entre
deux minutes et dix minutes, selon que l’on ait bien préparé tous les emplois
du temps ou pas. ( ou que l'on inscrive quelqu'un par procuration en même temps que soi ) Et qu’ils étaient plusieurs centaines à faire la queue
derrière nous. ( Je suis passée en dixième position, une heure après l’ouverture
officielle du bureau, qui a ouvert en avance d’une demi heure. ) Vous imaginez
un peu le temps d’attente qu’ont du subir certains.:/ Je ne suis même pas sure
que toutes les personnes présentes aient pu passer aujourd’hui. On a quitté
Dauphine juste avant que les grugeurs et les lèves tôt s’engueulent. ^^’ Je ne
sais pas comment ça a fini.
Après tout cela, on est allé boire un coup dans un bar, pour
fêter notre passage rapide. ( juste trois heures d’attente. C’est peu. )
Chocolat viennois de la victoire.
Puis on a été cherché des infos au CISP, histoire de voir où
je pourrais dormir un soir par semaine, et rentraille dans notre campagne
profonde.
Je vous ferais un prochain poste bientôt pour vous raconter
mon emploi du temps de feu.
Parce que oui, la bonne chose à retenir, c’est que
J’AI UN EMPLOI DU TEMPS KILEBIEN !!
UN EMPLOI DU TEMPS
DE FEUUUU !
Voilà. ^____^
samedi 15 septembre 2007
*plop*
Catégorie :
Pas spécialement envie de raconter ma journée de pré
rentrée. Elle s’est fort bien passée et fut très agréable, en résumé. Et la
réunion fut pétillante d’informations. J’en parlerais plus loin.
Concernant les emplois du temps… eh ben, ça commence à se
mettre en place. J’ai déjà une idée de mes propres horaires à moi que j’aime et
que je voudrais avoir pour ce semestre. Et ça ne fut pas une mince affaire que
de déchiffrer la feuille de base. ( déjà que le secrétariat nous a fait une frayeur
en nous disant qu’il était possible voir probable que l’on n’ait les emplois du
temps que dans la journée de lundi. C'est-à-dire, pendant les inscriptions. C'est-à-dire,
une file d’attente longue au possible, patientant tant bien que mal depuis un
moment, se jetant sur la pauvre feuille de papier accrochée au mur.
Heureusement, ça y est, les horaires, on les a. Ouf. )
C’était drôle n’empêche. « Quoi ? Mais on a le droit de
choisir entre le jeudi très tard, ou le vendredi très tard. O___O ». «
Mais c’est pas possible, ce prof, il est dans deux salles à la fois ? ».
« Non… Mais on a cours aussi le samedi ? »
Bref. Ca va, j’ai eu de la chance, j’ai un truc qui me convient. Reste plus qu’à espérer de pouvoir le valider dans son entier.
Sinon, parce que quand même, elle valait le coup cette réunion, il faut que je vous raconte les perles.
La plus connue de toute : « Nous occupons
provisoirement les locaux de Dauphine depuis 40 ans. »
« Je voudrais que ça soit une pyramide… Mais une
pyramide avec deux montants les plus parallèles possible. »
« … Quand on est face à un texte, avec tous ces
caractères qui se battent en duel… »
« Nous avons eu l’an prochain… euh. ^^’ »
« Faites de votre mieux pour venir aux examens même si
c’est impossible. »
« J’assure deux cours quasiment obligatoires. »
« Nous allons étudier une vraie cérémonie de mariage
avec de vrais japonais qui se marient pour de vrai ! »
« Surtout au début, et toujours après. »
« Bonjour… Excusez moi, j’ai le trac, c’est la première
fois que je travaille ici. ^^’ Mes cours sont nouveaux, ils n’existaient
pas avant. Du coup, je sais vraiment pas comment ça va se passer. ^^’ »
« Ah… madame n’est pas là… Il y a quelqu’un pour
prendre la parole à sa place ? Qui va prendre la parole ? Bon. Moi-même. »
« Vous voyez bien, on a pas tous la même tête, on a pas
tous un veston… Nous aussi on vient d’horizons différents. ^^ »
Je les aime déjà, ces profs là. Ils sont chouettes. Vivra
qui verra, mais mon année, je pense qu’elle va me plaire.
\o/
mardi 11 septembre 2007
Ongaku : Jurenka ( Shônan no kaze )
Catégorie :
Parce que cette chanson, je la trouve sublime. Ou au moins cool.
Le groupe en lui même, il me fait rire. XD J'ai vu une vidéo live de leur concert où tout le monde agitait au dessus de sa tête des serviettes de plages ( symbole de groupies ), ça m'a valu un bon sourire. Vous pourrez vous amuser à la chercher si vous voulez.
Je vous montre à la place la version qui m'a donné envie d'écrire cette article, que je trouve au moins aussi belle si ça n'est mieux que l'originale :
Et je vous montre quand même l'original, parce que. ( Ouais, le clip daube. XD Mais il est drôle. )
Et pour que vous ayez une idée des paroles, aussi.
( Et je publicite aussi le blog de Piou, auquel je m'attache un peu, à force de lire ses petits riens de tous les jours. )
mercredi 5 septembre 2007
Kikkake
Catégorie :
Première crapahute à Paris, en solitaire.
C'est-à-dire, objectifs du jours : visiter, comprendre comment marche le métro. Trouver mes manuels scolaires, trouver mon abonnement métro.
Ca paye pas de mine, mais rien qu’avec cela, la journée se porta bien.
Après un bon déplacement en tgv comme on les aime, j’ai fais
connaissance avec le réseau de
la RATP.
Ben
… c’est cool. Je m’étais bien organisée, j’avais écrit toute mes lignes, directions et stations sur un petit bout de papier. Ca aurait super bien marché si je n’avais pas perdu le papier dès ma première correspondance. ^^’ Du coup, je l’ai fais au feeling, avec quelques allers et retours. J’ai découvert aussi la claustrophobie des transports exigus et souterrains. Puis j’ai vu pour la première fois de ma vie un RER. Et ça, c’est la classe. Jamais vu un métro aussi bien, aussi beau, aussi confortable, et surtout, surtout, spacieux. Forcément, en plus, ça n’était pas une heure de pointe, et on n’était que cinq clampins repartis sur les deux étages du wagon. ( ben oui, on trouve même des escaliers dans le RER ). Le seul reproche me venant à l’esprit est le clair manque d’information concernant la direction de mon RER. Si bien que j’ai mis mes mains sur mon nez et j’ai prié pour ne pas me planter de sens. Je me voyais déjà paumée dans les sous recoins de Versailles.
Et en fait non. Descendue, vivante, à Champ de mars-Tour Eiffel.
Mokky : * monologue * Hiii, mais j’y comprends rien… Le
plan est clair, mais il est où le sud et le nord par rapport à là où je suis.
Jvais jamais la trouver la tour Eiffel… X__X
Puis en fait, j’eue une révélation. Le truc tout con, c’est
que la tour Eiffel, c’est comme les églises, ça se voit de loin. En plus, elle
n’était qu’à cent mètres de moi. En levant la tête, ça aide parfois.
Pique nique dans le Champ de Mars. Un peu halluciné de voir
le monde qu’il n’y avait pas, sur la pelouse en convalescence. Des couples
surtout, des vieux, et des étrangers. De temps en temps, des femmes voilées
débarquaient et demandaient aux gens s’ils parlaient anglais. ( Ce à quoi l’on
répond « No. » bien sur. )
A un moment, j’ai eu tout un tas de piafs qui ont débarqué à mes godasses. ( chassés par des touristes qui avaient sorti la baguette et le pinard, un peu plus loin ). Un moineau m’a regardé et m’a dit : « Piou ! ». Du coup, j’ai montré ostensiblement que je n’étais pas conciliante, et il s’est barré.
Des pigeons ont tenté de me faire le même coup, mais pareil. Après quelques battements de cou, ils ont abandonné. ( C’est dingue, une de mes anciennes profs d’histoire avait vraiment la démarche d’un pigeon. J’y repense à chaque fois que j’en croise un. )
Après le repas, je suis partie prendre quelques clichés de
tout et de rien. Surtout des gens, en fait, et du petit lac à côté, où j’ai
fais une course contre des canards qui s’amusaient à faire des pentagrammes avec
leur sillage dans le lac. On aurait dit des adeptes de la géométrie en pleine
création artistique. C’était fun.
Puis, j’ai chassé les manuels scolaires. Je devais trouver
le 101 bis sur un des quai de Paris. J’avais un plan très clair, j’étais dans
la bonne rue et tout et tout. Mais en fait, vue la taille de la capitale, tout
est disproportionné. L’impression de traverser des autoroutes, de me balader
dans un champ à la place des quais. C’était un peu la gaijin au village des
schtroumpfs. Sauf que j’étais une mini mini schtroumpf, et que même eux me
semblaient grands.
En fait, j’ai du remonté une grande partie des quais pour
trouver le numéro 101. Et deux cent mètres plus loin, j’ai enfin pu découvrir
le 101 bis, qui était de la taille d’un petit gymnase. ^^’ C’était la maison de
la culture et du japon, ou de la culture du japon, je ne sais plus.
Ca m’a bien fait sourire, il était gentil en plus, le monsieur vigile.
Cinq-dix minutes après avoir vidé mes poches ( quand on
projette d’aller dans un magasin, généralement, on a de l’argent sur soi, plus
ses clefs, son portable et autres, ça prends du temps. ^^’ ), j’ai pu tout
ranger et découvrir une boutique des plus passionnantes.
Le restant de la journée fut passée à apprivoiser le métro,
en faisant des allers retours non prévus vers Dauphine. Puis bouquinage
intensif de L’âge des méchancetés ( acheté aussi à la boutique ) en attendant
mon train du retour.
Elle va être longue l’année quand même. Je sens que les
trajets seront lourds. ^^’

